Fédération des Unions de Producteurs du Bénin
 
   
 
Les informations brèves
Note introductive de la conférence de presse de la Fupro-Bénin
     

•  Mesdames, Messieurs les Journalistes, nous sommes très heureux de vous rencontrer ce jour 18 Août 2004 pour un échange de quelques minutes sur nos constats par rapport aux Etats Généraux de la Filière Coton.

•  A Parakou, les 12, 13 et 14 Juillet 2004 au Centre GUY RIOBE, des acteurs se sont réunis au chevet de leur gagne-pain pour ensemble examiner les maux dont il souffre. Pour nous, producteurs et productrices de coton du réseau FUPRO-BENIN, ces assises devraient permettre de réconcilier tout le monde face à nos intérêts divergents.

Mais grande a été notre surprise de constater qu'avec la complicité de quelques cadres et autorités, loin de ramener la paix dans la filière, les Etats Généraux ont consisté à renforcer et à entretenir la dissidence au sein de toutes les familles professionnelles. Ce qui a fait que chacun en ce qui le concerne anticipe la fraude pour la campagne de commercialisation 2004-2005.

La chasse au coton est devenue la règle du jeu en dépit de tous les textes législatifs et réglementaires. Tel est le sens de la campagne médiatique entreprise par certains acteurs.

•  Mesdames, Messieurs, les Journalistes aujourd'hui face à tout ce désordre auquel nous assistons avec le mutisme coupable et complice du Gouvernement et de son Chef, nous sommes arrivés à une première conclusion.

Les fossoyeurs de l'économie nationale ont le soutien total et infaillible de la hiérarchie au sommet de l'Etat. Comment peut-on comprendre que certains opérateurs économiques, acteurs de la filière coton qui passent pour protégés du Général Mathieu KEREKOU posent des actes illégaux sans être inquiétés. Ils bravent tous les Ministres quel que soit leur rang. Avant d'aller aux Etats Généraux, le Ministre chargé du Commerce a pris l'initiative de ramener la paix dans la famille des distributeurs d'intrants agricoles par une série de concertations qui a abouti à la prise de l'Arrêté Interministériel N°33/MICPE/MAEP/DG/SC/DCCI du 27 Mai 2004 portant les conditions d'importation et de distribution des intrants agricoles au Bénin pour la campagne 2004-2005.

Grande a été notre surprise de constater que MCI qui n'est pas retenue comme société importatrice et distributrice d'intrants agricoles dans le cadre de l'Arrêté Interministériel, importe et distribue les intrants coton non certifiés par l'Administration avec battage médiatique sans qu'aucune autorité ne réagisse malgré nos différentes correspondances dans ce sens.

Vous voyez avec nous jusqu'à quel point le pouvoir est à terre dans notre pays ?

Déjà à cette phase de la campagne cotonnière, les indices pour une autre campagne de commercialisation turbulente s'annoncent. Mais nous, Producteurs et productrices de la FUPRO-BENIN n'avons pas perdu espoir. Nous sommes confiants en cette rencontre fatidique qui peut être celle de tous les dangers pour la filière et ses acteurs.

•  Oui, aux fameux Etats Généraux de la filière coton, l'espoir a volé en éclats dès l'ouverture de la séance avec la horde des cadres de l'Administration venue noyauter les réflexions dans le sens d'une remise en cause de la réforme.

Mieux, une campagne de désinformation orchestrée par certains cadres de la SONAPRA et de l'ONS avec la complicité de certains producteurs qui ont lu une déclaration tendancieuse de remise en cause de la réforme à laquelle ils n'ont pas pris part.

Nous ne sommes pas restés passifs, notre réaction a été automatique pour remettre les pendules à l'heure en rappelant notre engagement total au processus de la privatisation et de la libéralisation de la filière coton contrairement à ce que la SONAPRA a diffusé dans la presse le lendemain des Etats Généraux. Ils ont menti en disant que les producteurs ont soutenu que la SONAPRA reprennent en charge la commercialisation de coton graine.

Nous producteurs et productrices du coton du réseau FUPRO-BENIN, nous nous inscrivons en faux contre de telles allégations.

•  Poursuivant leur logique d'un retour au monopole d'Etat de la gestion de la filière dont la forme de libéralisation a commencé par séduire et faire l'objet d'attention particulière dans la sous région, nous avons reçu du Ministre du Commerce un Projet d'Arrêté Interministériel portant conditions de commercialisation du coton graine pour la campagne 2004-2005. La substance dudit arrêté revient purement et simplement à :

•  une usurpation des attributions de la CSPR et de l'AIC.

•  une violation flagrante de la constitution du 11 Décembre 1990.

•  une remise en cause flagrante des lois, des accords signés avec les partenaires au développement notamment l'accord de crédit d'Appui à la réforme de la filière coton. Accord qui a été ratifié par le parlement.

En réponse à cette lettre, notre position a été claire, il n'est pas question de nous ramener à vingt ans (20) en arrière dans la gestion de la filière coton. Mieux, le rôle qu'a joué et continue de jouer la SONAPRA dans la remise en cause de la réforme n'est pas de nature à donner satisfaction à nos membres.

Sa présence dans la filière à cette date est la cause fondamentale du retard de paiement que connaissent nos membres à la fin de chaque campagne depuis que la réforme a démarré dans notre pays. A titre d'exemple, les producteurs du réseau FUPRO-BENIN sont restés impayés pour le coton graine de la campagne 2003-2004. Ce retard criminel ne fait pas la préoccupation des autorités.

C'est pourquoi nous exigeons que le processus de privatisation des outils industriels de la SONAPRA soit achevé au plus tard le 30 Septembre 2004 veille de la campagne de commercialisation, au cas contraire nous prendrons nos responsabilités.

Mesdames, Messieurs, les Journalistes, votre présence ici ce matin est de vous faire bien jouer votre rôle de quatrième pouvoir, pour vous dire que la position de la FUPRO-BENIN face à la réforme de la filière coton n'a pas varié jusqu'à cette date.

La FUPRO-BENIN soutient sans réserve toutes les institutions de la réforme avec la nuance d'y apporter quelques améliorations dans le fonctionnement pour que tous les acteurs, toute tendance confondue, soient sécurisés.

La réforme de la filière coton au Bénin est la clé de la lumière. Sa bonne gestion assurera sa performance et sa productivité, gage de sa survie face à la mondialisation et à la globalisation.

Je vous remercie pour votre attention

 
     
 
 
 
 
 
   
   
   
   
   
   
   
 
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